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19 juil. 2009

9 mai 2009

MONDIALISATION : 69 euros par mois pour être reclassé en Inde









Ce pourrait presque être une blague de mauvais goût s'il ne s'agissait, probablement, d'une absurdité supplémentaire du Code du travail. Le PDG de la société Carreman, spécialisée dans le textile (tisseur lainier) à Castres (Tarn), a récemment proposé à neuf salariés qu'il envisageait de licencier de les reclasser en Inde où il possède une usine pour un salaire de… 69 euros par mois.










La loi française sur les reclassements des salariés devra surement être révisée par le gouvernement en rajoutant à la notion d'emploi équivalent, la notion de salaire équivalent. C'est, en tout cas, la proposition d'amendement que déclare vouloir porter le député de Castres, Philippe Folliot, à l'Assemblée Nationale prochainement.

INTERVIEW par les journalistes de La Dépèche du Midi :

Pourquoi avoir fait cette proposition à vos salariés ?

C'est la loi française qui nous oblige à faire par écrit une proposition de reclassement si on dispose d'autres sites même si c'est en Papouasie ou au Bangladesh. Je suis conscient que c'est stupide mais c'est la stupidité de la loi. Mais je n'ai évidemment jamais fait cette proposition oralement à mes salariés qui savent que je dévoue ma vie à Carreman et que je fais ce que je peux même si je reconnais que l'on ne s'en sort pas bien en ce moment. J'ai toujours été clair avec les salariés. Et, croyez-moi, je préfère travailler en France avec des Français qu'à l'étranger.

Pourquoi avoir délocalisé alors ?

J'ai toujours défendu le travail en France. Mais nous sommes dans un milieu très concurrentiel avec des clients qui ne sont pas toujours très "loyaux" et qui veulent acheter de plus en plus loin pour payer de moins en moins cher alors qu'ils revendent toujours au même prix. On a été obligé de délocaliser sinon c'était la fin. Et ces délocalisations nous ont d'ailleurs permis de préserver de l'emploi en France.

Mais vous licenciez encore neuf personnes à Castres…

Carreman a 20 ans cette année. Et si, sur les 10 premières années, nous avions une forte croissance, ce qui nous a d'ailleurs permis de racheter à l'époque des entreprises autour de Castres, ce qui prouve que par le passé on a fait en sorte de sauver de l'emploi, aujourd'hui nous vivons des moments extrêmement difficiles avec cette crise mondiale qui est en train de nous tuer.

Pensez-vous pouvoir bénéficier des différents plans de relance du gouvernement ?

Ne me parlez pas des gouvernements, qu'il soit de gauche ou de droite, on n'a jamais été aidé.
Il y a d'abord eu les 35 heures qui ont été un coup de massue pour la filière textile.
Ensuite on a libéré le marché en supprimant les quotas qui nous aidaient bien avant.
Je ne sais pas ce qui va se passer dans les semaines qui viennent. Je suis très inquiet. Je ne dors pas bien. J'ai des nœuds dans le ventre car je ne vois pas le bout du tunnel. Nous sommes sans doute à l'aube d'une grande catastrophe. Cela fait six mois que l'on tient mais on ne tiendra pas comme cela longtemps. Et d'ailleurs si on est encore debout par rapport à certains de nos concurrents qui ont déjà déposé le bilan, c'est parce qu'on a délocalisé.

25 janv. 2009

INDE / CHINE : La guerre des jouets

23 JANVIER 2009 -

Le 23 janvier dernier, l'Inde a en effet interdit les importations de jouets en provenance de Chine, de telles mesures semblant destinées à protéger les industriels indiens de la concurrence des jouets bon marché.

"Le gouvernement chinois exprime sa grande inquiétude face à la décision de son homologue indien d'imposer (...) de telles restrictions sur les importations dans une période de temps aussi courte", a déclaré le ministère du Commerce chinois dans un communiqué. L'interdiction des importations de jouets chinois, décidée par New Delhi, devrait "rester en vigueur pendant une période de six mois", a précisé pour sa part un responsable de la Direction générale du commerce extérieur indien.

Si le gouvernement indien n'a pas justifié sa décision, selon l'agence de presse indienne PTI, elle ne serait pas en rapport avec des inquiétudes concernant les normes de sécurité appliquées en Chine.



2 MARS 2009 -

Depuis le debut de l'interdiction d'importation de jouets chinois en Inde, de nombreux magasins et grossistes-importateurs de jouets n'avaient plus de marchandise a proposer a leurs clients.
Ce lundi, le gouvernement autorise a nouveau l'importation de jouets chinois a condition qu'ils soient conformes aux normes international ASTM F963, ISO 8124 (parts I - III) et IS 9873 (parts I - III).